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Art-isia mosaïste

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Isabelle iatosti

Née dans les années 60, elle suit une formation poussée en histoire de l'art, archéologie et arts plastiques. 

Dès 2009, Elle prend le statut d'artiste  et crée des motifs, dessins et toiles peintes à usage de monde du textile puis s'oriente définitivement vers la création mosaïque.

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Petit aperçu de l’histoire de la mosaïque:

L’origine du mot mosaïque :

MUSA en latin, viendrait du grec « Mousaikon » (l’oeuvre digne des muses). Il apparaît tardivement en latin vers le Ier siècle de notre ère. On lui préfère les expressions « pavimentum tesseris structum » ou « lithostrata« (pavement composé de tesselles), selon Pline l’ancien. 

Hist nat. 36.184 « pavimenta originem apud graecos habent, elaborata arte picturae ratione, donec lithostrata expulure eam »

Les pavements (carrelages) sont une invention des grecs qui en firent une sorte de peinture, jusqu’au temps où les mosaïques en prirent la place. 

Les termes « opus musivum » (l’oeuvre des muses) sont attestés au IVème siècle par Saint Augustin, en référence aux grottes et nymphées consacrés aux muses, dont les parois sont décorés de mosaïques et de coquillages.

Sous les byzantins, on emploie plus volontiers Mousaikon ou « Musaicus », désignant l’ensemble des revêtements de murs, sols et voûtes décorés de mosaïques.

Les cubes de pierre et de marbre, ou de verre, sont désignés par les termes abakia ou abakiskoi (carreaux) en grec puis « abaculi » en latin ou « tesserae, tessellae » (les tesselles).

Les mosaïstes qui s’occupaient des grandes compositions géométriques ou florales sont des « tessellatori« . Ceux qui s’occupaient des scènes figuratives et des emblêmes, étaient des « musivarius« .

Pourquoi la mosaïque ? 

Pour reproduire en matériaux durables non sensibles aux intempéries des décors jusqu’alors constitués de peintures murales ou de sols peints.

A partir de quand …

Les traces les plus anciennes d’utilisation de fragments de pierres ou autres éléments de faïence pour produire un décor, sont attestées au moins au IVème millénaire avant JC, en Mésopotamie.

Il s’agit de cônes de terre cuite polychromes enfoncés dans les murs de brique de façon à former un décor géométrique en pastilles colorées vernissées. Des fragments de colonnes de palais de Uruk du IIIème millénaire, sont conservées à Berlin. 

UrukColonnes URUK

L’histoire de la mosaïque en Egypte, remonte vraisemblablement au IIIème millénaire voire plus ancien,  mais les traces sont difficiles à établir. A l’image des civilisations du Proche Orient, elle utilise la faïence comme élément d’incrustation, et non une mosaïque proprement dite. Les fragments sont connus mais retrouvés dispersés et hors contexte, et ne permettent pas de faire des reconstitutions précises. 

Les murs, les éléments architecturaux comme les linteaux de porte, les colonnes, mais aussi le mobilier, les estrades royales, les éléments de kiosques et fenêtres d’apparition étaient revêtues de plaques vernissées unies, ou ornées de motifs complexes obtenus par cuissons successives. Les plaques étaient juxtaposées pour former de véritables panneaux muraux, le plus connu est celui du complexe de Djoser dans la chambre funéraire bleue. On peut honnêtement supposer que ce type de revêtement était également utilisé dans les salles d’apparat des complexes palatiaux, qui construits en briques crues, nous sont rarement parvenus en état. 

Plaque de Qantir

Les incrustations de faïence, sous forme de frises florales ou géométriques, pouvaient servir à encadrer et séparer différents décors ou panneaux peints ou sculptés. Des éléments en trois dimensions étaient suspendus aux plafonds comme des grappes de raisins et des feuillages en faïence, des têtes de canard en bois peint surgissant des murs (tandis que le corps de l’oiseau était peint en raccourci tel un oiseau en vol) pouvaient compléter ces décors luxuriants et foisonnants. Les plafonds étaient peints de motifs couvrants et répétitifs imitant les tentures et les tapis. Les sols étaient pour certains dallés avec des allées incrustées de motifs apotropaïques royaux et symboliques de la puissance royale. Les salles plus intimes utilisaient plus volontiers les sols peints de scènes nilotiques. L’apparition de sols de marbre et de véritables mosaïques de tesselles est plus récente, peut être suite à l’arrivée des perses, puis des grecs. C’est en Egypte qu’apparaît la technique de la coupe en cubes de pâte de verre colorée qui sera reprise dans l’ensemble du monde byzantin pendant plusieurs siècles.

En grèce et en Asie mineure on développe la mosaïque de galets. Des mosaïques de motifs géometriques en quatre couleurs ont été trouvées à Gordion en actuelle Turquie datant du VIIIème siècle av. JC. Plusieurs temples grecs sont décorés dès le VIIème S av. JC de motifs géométriques et de scènes mythologiques. La technique du galet reste en usage jusqu’au Ier S. av.JC. 

Pella

Les plus connues sont sans doute celles trouvées en Macédoine, à Pella et datant du IVème siècle avant JC. Elles sont constituées de galets en quatre coloris. Les figures sont agrémentées de filets de plombs pour cerner et accentuer les contours. Les scènes historiées sont d’une incroyable vivacité avec des figures humaines très dynamiques aux lignes fluides et d’une grande plasticité. 

Au XIIIème S. av.JC, on expérimente les premières mosaïques en tessellatum sous forme de cubes de pierres formant des figures simples enduites dans un mortier de chaux et de brique rose « l’opus signinum« . 

 

Les lithostrata désignent les pavements constitués de mortier dans lequel on a introduit de façon aléatoire divers fragments de pierre colorés. 

Elle est peu à peu remplacée par la technique mosaïque en tessellatum que l’on connaît encore aujourd’hui, de cubes de pierres assemblés en grandes compositions. Les bâtiments publics et villas sont plus volontiers décorés de mosaïques en noir et blanc, moins onéreuses, plus facile et rapides à produire, que les mosaïques de couleurs et permettant de couvrir de larges surfaces.

Thermes de Caracalla

Thermes de Caracalla

Cette technique en tessellatum se développe dans les ateliers d’Alexandrie dès le VIIIème s. av.JC. L’introduction de nouveaux matériaux vitreux opaques permet d’élargir considérablement la gamme colorée. On crée de véritables compositions complexes très colorées et historiées. Cette technique se diffuse rapidement dans l’ensemble du monde romain, et devient prépondérante dès le IVème s.av.JC jusqu’au IIème siècle de notre ère.

Les compositions comprennent souvent au centre une pièce plus raffinée exposant une scène figurative, une nature morte, un portrait ou une reproduction de tableau célèbre de l’époque. Ces panneaux dits emblèmes « emblemata, emblemae » sont constitués de tesselles minuscules entre 3 à 5mm « opus vermiculatum » pour un maximum de nuances. Les emblèmes sont faits à part dans les ateliers sur des supports de terre cuite ou de travertin, ou des châssis en bois et insérés ensuite dans le décor. Ils peuvent être facilement transportés en cas de déménagement…

Zeugmadetail enblemecompo à médaillon

nat morte poissons

Plus tard les ateliers alexandrins, se spécialisent dans une antique technique égyptienne consistant à découper de grandes plaques de marbres et de pierres dures comme le porphyre rouge ou la serpentine verte, pour former des compositions géométriques ou non, en marqueterie de marbre « l‘opus alexandrinum« .

le tigre La méthode est diffusée à Rome dès le IIIème siècle de notre ère. La plupart des églises italiennes, conservent encore aujourd’hui des décors de ce type.

sol marbre

 

La suite sous forme d’articles à venir…



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Les tarifs & formules

Les cours et stages de mosaïque sont ouverts toute l’année, pour tous niveaux et hyper-modulables. 

Infos pratiques

Atelier ouvert du lundi au vendredi (hors jours fériés).

de 9h00-12h30 et 14h00-18h00.

Accès à l'atelier aux heures ouvrables sur rendez-vous ou via l'interphone (taper jatosti).


En métro : Ligne 4/Alesia ou porte d'orléans. tramway T3 Arrêt Jean Moulin.

Les bus : 38/28/68/62 Place d'Alésia ou 58 Descendre Rue des plantes.

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